• Dr Mazelin

Testostérone effondrée. Avant de te la piquer, viens te faire dépister pour l'apnée du sommeil

Mis à jour : janv. 12

Aujourd’hui, l’heure est grave.

Popol est en berne, le levé de drapeau dressé au soleil levant n’est plus, l’homme ne se sent plus HOMO ERECTUS.



Alors oui, je m’adresse à toi Rocco, à toi Mister Abso, à toi l’homme viril en jogging claquette pack de bière au fond du canapé : ne commet pas l’irréparable. Ne répond pas aux sirènes envoutantes de l’injection [fatale] de testo…


Tu as pourtant tout essayé :

- Mis du piment dans ton couple

- Porn Hub… plus de secret pour toi

- Tinder, Happn, Grinder, Wyylde, autant de terrains de chasse où ton fusil ne sait plus tirer

- En désespoir de cause, tu as rompu le sacrement du meilleur et du pire pour tenter l’escarmouche avec une demoiselle ou un damoiseau.

Mais rien n’y fait…



Alors la honte entre les jambes, tu es allé voir ton médecin, un bilan sanguin a été prescrit, la sentence est tombée. Ta testostérone est basse.


La réponse des injections régulières dans ton précieux appendice, on te promet vigueur et jeunesse éternelle.

Tu appréhendes mais pour toi, un homme n’est homme que s’il se tient debout. Tu es prêt à tout tenter !




! STOP ! STOP ! STOP !


Malheureux, tellement centré sur le pilier de ton existence, tu en as oublié d’utiliser ton cerveau.


Pourtant, cela fait quelques temps que tu es plus fatigué et tout le monde se plaint de ton caractère irrité. En même temps c’est normal, la nuit tu te lèves plusieurs fois pour aller aux toilettes et tu as tellement chaud qu’à chaque fois tu es en sueur, donc comment avoir un sommeil réparateur. Et puis comme si ce n’était pas assez difficile comme cela, tu as pris du poids et ta moitié se plaint de ne plus arriver à dormir tellement tu ronfles, sauf quand tu t’arrêtes de respirer tout simplement.

Alors voilà… tu as bien des raisons de ne plus avoir de libido.


Sauf qu’à faire des injections de testostérone, tu risques la mort, et pas la petite. Foudroyé par un infarctus ou un AVC, tu serais dans de beaux draps…


Car en effet, tout se joue toujours dans le détail et là tu n’en a pas qu’un, mais une ribambelle.

Fatigue, irritabilité, sueur, nycturie, sommeil non réparateur, prise de poids, ronflement, apnée et baisse de la libido sont autant de signes du syndrome d’apnée du sommeil.


Or le syndrome d'apnée du sommeil provoque un effondrement du taux de testostérone. Mais sa supplémentation au lieu de t’aider à mieux dormir ne fait qu’augmenter la sévérité et le nombre des apnées. Et plus le syndrome d’apnée du sommeil est intense, plus il y a un risque de mourir d’un infarctus ou d’un AVC.


Tandis que le traitement de l’apnée du sommeil va faire remonter naturellement le taux de testostérone, donc la libido et par conséquent Popol retrouvera son garde à vous dès le lever.




En résumé, à vouloir traiter les conséquences, on ne risque souvent que d’en aggraver la cause.


Point confirmé scientifiquement par l’Association Française d’Urologie qui conclue :

« Le dépistage d'un SAOS reste néanmoins une précaution nécessaire avant tout traitement androgène et une impérieuse nécessité devant toute dysérection, surtout si elle est associée à un hypogonadisme. La correction d'un SAOS peut corriger tant l'hypogonadisme que la dysérection. En revanche, la prescription d'une androgénothérapie substitutive méconnaissant un éventuel SAOS peut aggraver celui-ci et une éventuelle cardiopathie sous-jacente. »

Dr Loris-Alexandre MAZELIN

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