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  • Photo du rédacteurAnne-Lise GAUTHIER

Mastication et sommeil : quel rapport ?

Une récente enquête sur les habitudes alimentaires des Français révèle une tendance préoccupante : une augmentation marquée de la préférence pour les repas tendres et mous, au détriment des aliments fermes et croquants, qui sont pourtant fondamentaux pour notre santé. En effet, la mastication ne se limite pas à renforcer les structures dentaires et favoriser une meilleure digestion des aliments, elle joue également un rôle crucial dans notre sommeil, un aspect trop souvent négligé.


Le lien entre la mastication et les troubles respiratoires du sommeil est indéniable, étroitement lié à l'anatomie complexe de la cavité buccale, de la gorge et des voies respiratoires supérieures. Un fonctionnement optimal de ces structures est impératif pour préserver la perméabilité des voies respiratoires pendant le sommeil, provoquant ainsi des troubles tels que l'apnée du sommeil et les ronflements.





Mais comment la mastication peut-elle exercer une influence significative sur ces troubles du sommeil ?


  1. Anatomie buccale et des voies respiratoires : La mastication régulière et correcte contribue au développement harmonieux de la mâchoire, du palais et de la gorge. Une mâchoire bien formée crée un espace accumulé dans la cavité buccale, entraînant ainsi le risque d'obstructions potentielles des voies respiratoires supérieures pendant le sommeil.

  2. Maintien du tonus musculaire : La mastication sollicite les muscles de la mâchoire, de la langue et du voile du palais, favorisant ainsi le maintien d'une tonicité musculaire adéquate au niveau de la gorge et du pharynx. Cette tonicité est essentielle pour prévenir le relâchement des tissus mous, susceptible de provoquer un rétrécissement des voies respiratoires pendant le sommeil.

  3. Prévention du ronflement : Le ronflement est fréquemment attribué au rétrécissement partiel des voies respiratoires supérieures, dû au relâchement des tissus mous. Une mastication appropriée et le développement adéquat de la mâchoire peuvent contribuer à maintenir l'ouverture des voies respiratoires, notamment significativement le risque de ronflement.

  4. Privilégier la respiration nasale : La mastication régulière favorise naturellement la respiration nasale plutôt que la respiration buccale. Pendant le sommeil, la respiration par la bouche peut engendrer des troubles respiratoires, en limitant le contrôle efficace de la circulation de l'air dans les voies respiratoires supérieures.



En somme, il est impératif de comprendre que notre choix alimentaire, en privilégiant les textures molles au détriment des aliments fermes, peut avoir un impact substantiel sur notre santé globale, y compris notre qualité de sommeil. En tant que professionnels de la santé et spécialistes du sommeil, nous recommandons vivement de sensibiliser à l'importance de maintenir une mastication appropriée et de favoriser une alimentation variée, afin de préserver notre bien-être physique et, par extension, notre santé respiratoire nocturne !


Article rédigé par Anne-Lise Gauthier

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