• Anne-Lise GAUTHIER

LE CORONA-SOUCI

Alors que le virus SRAS-CoV-2 continue de se propager à l’échelle mondiale et que le nombre de cas diagnostiqués continue d’augmenter, l’anxiété liée à la pandémie est également en hausse.


A l’heure actuelle, plus de 3 milliards d'êtres humains sont confinés, dans l'espoir de freiner les dégâts causés par la pandémie de coronavirus. Au-delà du sentiment d’appartenir à une expérience étrange de voir nos quotidiens s’uniformiser, nous faisons aussi tous face à beaucoup d’incertitudes, et nous nous inquiétons. Cette anxiété et bel et bien partagée par tout le monde, à tous les étages.


Par son ampleur, la crise du coronavirus engendre effectivement une anxiété massive et internationale, difficile à comparer avec d'autres événements passés. Il s'agit d’« une anxiété toute particulière, parce que c'est la première fois dans l'histoire de l'humanité qu'un événement pareil arrive, donc on n'a pas de référentiel», selon Hélène Romano, psychothérapeute et traumatologue.


C'est normal d'avoir peur, et c'est quelque chose de plutôt positif. La peur n’est ni bonne ni mauvaise. Elle existe, elle est inévitable. Il ne faut pas être dans le déni de la crainte, il faut l'accueillir, l'accepter, l'apprivoiser.


L’inquiétude quant à elle est une suite de pensées négatives à propos de phénomènes qui pourraient se produire. Ces phénomènes seraient les conséquences incertaines mais redoutées d’un évènement réel ou lui-même redouté. Cette anticipation de conséquences négatives s’accompagne le plus souvent d’une charge émotionnelle anxieuse.


Soulignons la nécessité de mettre à distance les flux de messages, les réseaux sociaux et les chaines d'infos : point trop n'en faut. Un communiqué de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de « minimiser l'accès aux informations liées au Covid-19 qui vous contrarient ou vous angoissent », ainsi que de ne s'informer qu'une ou deux fois par jour. Une discipline d'autant plus importante à respecter que nous ne vivons pas tou·tes cette crise avec la même temporalité.





Inégalités face au stress :


Un niveau d’anxiété élevé et constant peut compromettre nos ressources psychologiques en temps de crise. Pour certaines personnes, l'anxiété est un déclencheur de préparation, ce qui va les pousser à anticiper la vague. Mais pour d'autres, l'anxiété peut provoquer une sidération. D'où l'importance de redoubler de solidarité et d'inclure, dans les mesures de protection, les personnes les plus vulnérables de notre société : les femmes et enfants victimes de violence, les personnes sans-abri ou en situation de handicap, notamment.

De façon générale, s’il est possible de surmonter les réactions de stress, d’anxiété et de déprime, chez certains, cette émotion peut prendre le pas sur tout le reste et entraver leur bien-être. Difficulté à s’endormir, stress, angoisse : l’anxiété devient un problème lorsqu’elle empêche de vivre normalement. Il est alors bénéfique d’aller chercher de l’aide.


Pour s’informer, se soutenir, s’aider :

- https://solidarites-sante.gouv.fr

- Numéro Vert 0 800 130 000 (24 heures sur 24 et 7 jours sur 7)

- Compte Instagram “Corona Anxieux United”


Article rédigé par Anne-Lise Gauthier


Tags : Confinement, Covid19, angoisse, anxiété, coronavirus, inquiétude, COVID, isolement, panique, préoccupation, peur, soucis, virus, SRAS-CoV-2.

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