• Anne-Lise GAUTHIER

31 mai 2020 : Journée mondiale sans tabac

À vos marques…prêts… ? Arrêtez !


Chaque année depuis 1987, le 31 mai, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires mondiaux marquent la Journée mondiale sans tabac.


Cette campagne annuelle est l’occasion de sensibiliser aux effets nocifs et mortels de l’exposition au tabagisme ou à la fumée des autres et de décourager la consommation du tabac sous quelque forme que ce soit.


L’axe donné cette année rappelle sans équivoque les préoccupations actuelles : "Prévenir l'utilisation du tabac et de la nicotine chez les jeunes et les protéger de la manipulation mise en place par les industriels du tabac".


Une campagne qui permettra peut-être de mettre à mal toutes les supposées certitudes durant la crise du Covid-19 à ce propos (Le tabagisme serait un facteur de risque de développer le Covid-19, et la nicotine pourrait avoir des effets protecteurs. Si ces questions font l’objet de nombreuses publications scientifiques, le lien entre la maladie et le fait de fumer est loin d’être clair…).


L'image de la cigarette comme anti-stress à la vie dure :


« J'arrive à ne pas fumer, mais dès que je me retrouve en situation de stress, mon premier réflexe c'est de m'allumer une clope, ça m'apaise » M.A., quadragénaire.

L'anxiété de nos vies modernes accroît-elle notre dépendance au tabagisme ? Selon le professeur Yves MARTINET (Pneumologue et président du Comité national contre le tabagisme), la cigarette, par l'effet de la nicotine, a un effet sur le centre du plaisir dans le cerveau, mais c'est un effet ponctuel. « On ressent ce plaisir immédiatement mais, sinon, c'est la cigarette qui est plutôt la source de stress. Elle augmente l'anxiété, la dépression et le stress, de nombreuses études le prouvent », insiste le spécialiste.


C'est cet effet qui rend l'arrêt du tabac si difficile, car il faut deux à trois semaines pour qu'un ancien fumeur retrouve un état de sérénité.


Fumer…souffrir…mourir :

La mortalité liée au tabac est majeure et ne régresse pas.


Chaque cigarette est responsable d’une minute de vie en moins.


Une personne sur deux qui fume décédera du tabac.


Selon les chiffres officiels publiés par Santé Publique France, le nombre de décès attribuables au tabac s’élève à plus de 75000 morts par an dans l’hexagone.


Principale cause de décès et d’incapacité, la consommation de tabac entraîne plus de décès à travers le monde que le Sida, la tuberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés...


Le sevrage et les alternatives :


Arrêter de fumer est une décision personnelle à prendre en fonction de sa motivation et de ses contraintes.


Pour quelles raisons arrêter de fumer ?

· Pour réduire les risques de maladie.

· Pour se protéger alors que l’on est confronté à une maladie chronique.

· Pour ne plus être dépendant et de fait améliorer son image, son estime de soi.

· Pour donner l’exemple face aux enfants.

· Pour un meilleur état de santé et une meilleure qualité de vie.

· Pour un gain économique.

· Pour des raisons personnelles tout aussi louables.


À vrai dire, il n'existe pas de moment précis pour arrêter de fumer. C'est une décision totalement personnelle qui doit être prise en fonction d'un certain nombre de contraintes personnelles : périodes de travail, soucis, vacances ou autres situations. Le meilleur moment est celui décidé par le fumeur.


Il convient alors de se faire accompagner, aider et soutenir, aussi bien par son entourage que par du personnel de santé qualifié. De nombreuses méthodes existent, certaines plus efficaces que d’autres, pour optimiser le sevrage. Seul un médecin est apte à prodiguer les conseils les plus adaptés en fonction du profil, des besoins, et des contraintes du fumeur.


Parmi ces différentes méthodes, nous retrouvons notamment l’acupuncture, l’homéopathie, la sophrologie, les médecines douces et les substituts nicotiniques sous formes de patch, gommes à mâcher, ou encore dispositif électronique (vapoteuse).


La cigarette électronique :


La cigarette électronique peut effectivement représenter une solution d’aide au sevrage tabagique. Cet aérosol pour vapoter reproduit les sensations propres à la cigarette grâce à la fumée et au geste, mais réduit considérablement les risques de maladies graves.


Elle contient un e-liquide aromatisé, nicotiné ou non, qui est chauffé afin de produire de la vapeur. Le choix du taux de nicotine est important afin d'assurer une sortie de la dépendance à la nicotine de manière efficace.



Elle représente donc une alternative au tabac, moins nocive pour la santé et qui conserve la gestuelle du fumeur adepte de la consommation de tabac. Aujourd'hui, l'e-cigarette est le substitut nicotinique le plus efficace sur le marché, devant les patchs et les chewing-gums.


Cependant, la recherche scientifique sur les effets à court, moyen et à long terme de la cigarette électronique devant être développée, il est important de préciser qu’elle doit être utilisée de façon transitoire en vue de l’arrêt de la consommation tabagique. Elle doit être proscrite chez les non-fumeurs. Fumer et vapoter dans le même temps n’est pas une solution, car cette conduite ne réduit pas les risques liés au tabac. Enfin, nous soulignons que l'achat d'une e-cigarette est interdit aux mineurs.


En finir avec les idées tenaces :


· Il n’y a pas de « petit » ou de « gros » fumeur. Réduire sa consommation de cigarettes ne réduit pas les risques sur sa santé.

· L’air pollué de l’extérieur n’est pas autant ou plus dangereux que la cigarette.

· Il n’est jamais trop tard pour arrêter, même si on a fumé beaucoup et longtemps.

· Les cigarettes « light » ne sont pas moins nocives.

· Le tabac à rouler n’est pas plus « naturel » que les cigarettes industrielles.

· L’arrêt brutal de la consommation n’est pas à privilégier à l’arrêt progressif, et inversement. À chaque fumeur sa solution.

· La cigarette électronique n’est pas aussi dangereuse que le tabac (le Haut Conseil de la Santé publique la considère comme un outil d’aide au sevrage tabagique)

· Faire du sport ne compense pas les risques liés au tabagisme.

· Les risques liés à la cigarette ne touchent pas que les seniors.





Article rédigé par Anne-Lise GAUTHIER


Références : www.tabac-info-service.fr


Tags : tabac ; sevrage ; arrêt ; accompagnement ; alternatives ; fumer ; souffrance ; décès

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