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Endométriose, adénomyose : quand la compression vestimentaire devient un facteur de douleur ignoré (et pourquoi certains vêtements peuvent faire toute la différence)

  • Photo du rédacteur: Anne-Lise Gauthier
    Anne-Lise Gauthier
  • il y a 14 heures
  • 3 min de lecture

L’endométriose et l’adénomyose sont aujourd’hui reconnues comme des pathologies gynécologiques chroniques à fort impact fonctionnel. Douleurs pelviennes, fatigue, troubles digestifs, retentissement psychologique et altération de la qualité de vie sont largement documentés.

En revanche, un aspect reste très peu abordé dans les prises en charge : l’impact des vêtements, et en particulier de la compression abdominale, sur les symptômes quotidiens.


avant et après crise de l'endométriose appelé endobelly
Ce n’est pas une prise de poids ni une grossesse : c’est une inflammation localisée du bas-ventre, typique de l’endométriose — l’« endobelly »

Endométriose, adénomyose : quand s’habiller devient un déclencheur de douleur


De nombreuses patientes décrivent une aggravation franche des symptômes en fin de journée, sans modification alimentaire ni effort particulier.

Un facteur revient pourtant régulièrement, de manière informelle :


  • Collants (serrés, par définition),

  • Ceintures,

  • Pantalons ajustés,

  • Leggings compressifs.


La pression exercée sur l’abdomen et le pelvis peut :


  • Majorer la douleur pelvienne,

  • Accentuer la distension abdominale inflammatoire,

  • Renforcer l’hypersensibilité viscérale,

  • Limiter la tolérance digestive,

  • Augmenter la fatigue et donc l’irritabilité en fin de journée.


Ces éléments, bien que rarement objectivés par des scores, sont cliniquement cohérents avec la physiopathologie de l’endométriose.


Une approche vestimentaire différente, basée sur la modulation de la pression


Certains dispositifs vestimentaires, initialement pensés pour d’autres indications (grossesse notamment), présentent une caractéristique intéressante : la possibilité de moduler la pression abdominale, voire de l’éviter complètement.

C’est notamment le cas de certains collants ou bas portés au niveau des hanches, sans compression de la sangle abdominale.


Sur le plan fonctionnel, cela permet :

  • De maintenir un effet gainant léger,

  • Sans appui direct sur l’abdomen,

  • Tout en conservant une tenue vestimentaire classique et féminine (robe, jupe, short).


Intérêt clinique potentiel


Il ne s’agit évidemment ni d’un traitement, ni d’une solution universelle.


Mais chez certaines patientes, cette approche peut contribuer à :

  • Diminuer l’intensité douloureuse en fin de journée,

  • Limiter la distension abdominale inflammatoire,

  • Améliorer la tolérance digestive,

  • Réduire la fatigue liée à la douleur chronique,

  • Restaurer une liberté vestimentaire souvent perdue.


Ces bénéfices sont fonctionnels, mais non anecdotiques dans des pathologies où chaque facteur aggravant compte.


Pour qui ?


Cette approche peut être pertinente chez des femmes présentant :

  • Une endométriose symptomatique,

  • Une adénomyose,

  • Des douleurs pelviennes chroniques,

  • Une hypersensibilité abdominale,

  • Un terrain inflammatoire marqué.


Elle peut également intéresser :

  • Les femmes enceintes,

  • Des patientes en post-chirurgie pelvienne,

  • Des patientes présentant des paresthésies ou une hypersensibilité cutanée rendant les bas classiques inconfortables.

Points de vigilance


  • Tous les collants “confort” ne se valent pas

  • La notion clé n’est pas l’élasticité, ni même le « sans coutures », mais l’absence de compression abdominale

  • Les bas classiques peuvent être mal tolérés :

    • Zone de contact trop basse,

    • Maintien insuffisant,

    • Inconfort sensoriel chez certaines patientes

  • Le coût peut être plus élevé, mais la durabilité et la qualité sont à prendre en compte


Et le lien avec le sommeil ?


La douleur chronique est l’un des facteurs majeurs de :

  • Difficultés d’endormissement,

  • Fragmentation du sommeil,

  • Hypervigilance nocturne,

  • Sommeil non réparateur.


Réduire une source de douleur quotidienne, même “périphérique” comme le vêtement, peut :

  • Abaisser le niveau de tension en soirée,

  • Améliorer la transition vers le repos,

  • Favoriser un sommeil plus stable et continu.


Le confort diurne n’est pas dissociable de la qualité du sommeil nocturne.

Ce que cela interroge dans les pratiques de soin


Cette réflexion pose une question simple : pourquoi les solutions vestimentaires adaptées ne font-elles pas partie des conseils habituellement transmis aux patientes ?


Sans se substituer aux traitements médicaux, elles pourraient s’intégrer :

  • Dans l’éducation thérapeutique,

  • Dans l’accompagnement global,

  • Dans une approche réellement centrée sur la qualité de vie.


La position d’Éléa Santé


Chez Éléa Santé, l’approche du soin ne se limite pas aux examens, aux prescriptions ou aux protocoles.

Observer, écouter, et intégrer les déterminants du quotidien fait partie intégrante de la prise en charge, en particulier dans les pathologies chroniques.

Parfois, une amélioration significative passe par des ajustements simples, concrets, et longtemps négligés.

 


Article rédigé par Anne-Lise Gauthier


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ÉLÉA SANTÉ

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